





Nous étions accompagnés par une belle équipe de 11 jeunes pour capter les sons environnants à Bourg-Argental. Ils ont été équipés avec 5 enregistreurs nomades. En échange, ils nous ont offert des sons et surtout, nous ont transmis l’enthousiasme de la découverte de la première prise de son.
Avec le microphone, l’enregistreur et les casques, l’écoute est amplifiée. Ce système fonctionne comme un microscope pour sons. Cette “super oreille” peut détecter des sons dont on ne peut pas voir la source. Un des adolescents a détecté, uniquement grâce au son, un cerf caché dans la forêt. Nathan Drouniou (directeur du secteur jeunesse de l’espace Déôme, est parti à l’aventure avec nous. Il a enregistré un chien, sa respiration, sa plongée à l’eau.
Un autre groupe a enregistré une interview politique fictive. Un jeune s’est intéressé aux bruits des pas sur différentes surfaces : l’herbe, le sable, la pierre, le bois. Le groupe des filles fut émerveillé par les bruits des froissements des feuilles et s’est mit à jouer avec les branches d’un arbre. Aucun des enregistrements ne se ressemble.





L’enregistreur rend audibles des sons que l’on ne peut pas percevoir. L’expérience peut même être effrayante. Nous étions tous pris par l’intensité du processus, de l’instant passé dans cet “état de perception altérée », qui a beaucoup plu aux jeunes qui ont eu du mal à quitter l’enregistreur.
Participants : Enzo Archier, Naomé Arnaudet, Simon Bastin, Torn de Jong, Florentin Exbrayat Chouvy, Alexandre Jalabert, Fleur Liebart Sala, Samuel Mascunan, Simon Pouget, Raphael Raby et Frédéline Victor.





Du 05 au 31 Juillet 2021 Le Parc Naturel Régional du Pilat et l’association ‘Ceci n’est pas une usine’ à Saint-Julien-Molin-Molette, nous accueillent pour une résidence et des rencontres musicales autour du Chemin de Compostelle. Ateliers de prise de son, stage pour les instrumentistes (vents et cuivres), visites d’atelier, marche-concerts participatifs sont proposés dans un programme inspiré par le chemin de Saint-Jacques, les récits de pèlerins et les pratiques musicales en plein air.
L’aboutissement de ces événements sera la performance de Caminantes le 31 juillet de 2021 sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (depuis Saint-Sauveur-en-Rue). Caminantes est avant tout une expérience croisée, et présente la marche comme cohabitation musicale, une écoute de la parole de marcheurs et de sa cadence rythmique ainsi que l’écoute et le jeu en mouvement sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Plusieurs ateliers seront proposés pour s’initier à la prise de son et à l’art sonore. Les participants feront l’expérience de l’enregistrement de sons de la nature et de voix humaines. Ils participeront à la création sonore et concert du 31 juillet avec un ensemble de musiciens et de marcheurs.
Séance de 2h du mercredi 07 au samedi 10 juillet
Communes : Bessey, Bourg-Argental, St-Julien-Molin-Molette et St-Sauveur-en-rue
10 personnes par séance
Journée du 8 juillet réservée aux jeunes de l’Espace Déôme
En partenariat avec l’association « Ceci n’est pas une usine », Michelle Agnes Magalhaes réalisera une création à partir des enregistrements.
Possibilité d’échanger avec l’artiste au cours de la semaine (sur rendez-vous).
En partenariat avec Radio d’ici, l’artiste réalisera une émission pour présenter le processus de création de la résidence et diffuser des extraits sonores.
En collaboration avec la plasticienne Gisèle Jacquemet, l’artiste réalisera une « carte-partition ».
Ouvert à tous les instrumentistes ayant une pratique d’instruments à vent / cuivres de tous niveaux à partir de 12 ans, cette rencontre sera l’opportunité de découvrir des musiques, des musiciens et des pratiques.
Entourés par la forêt et en suivant le chemin de Compostelle, les musiciens pourront approfondir leur pratique musicale guidés par la compositrice Michelle Agnes Magalhaes et le saxophoniste Joshua Hyde.
L’inscription gratuite sera libre pour les amateurs et les jeunes instrumentistes et sur sélection pour les musiciens pré-professionnels et professionnels.
Le stage se terminera par la participation au concert itinérant, marche sonore organisé sur le chemin de Saint-Jacques samedi 31 juillet au départ du camping de Saint-Sauveur-en-rue.
Programme de la journée à venir
Appel à participation pour les musiciens (instruments à vent et cuivres)
J’ai approché, dans ma vie de pianiste, une grande variété d’instruments à touches (pianos de différentes époques, clavecins, épinettes, toypianos, celesta, orgues, synthés,…). Des instruments tous différents par leur mode de production, qui me semblaient tous familier au toucher. Une même catégorie d’instruments peut être très variée.
Une délicieuse surprise m’attendait au Monastier : la rencontre avec l’orgue de l’Abbatiale Saint Chauffre. Un des orgues les plus anciens de France, selon une inscription présente dans son corps : « l’an 1518 furent fête ces orgues par frère Lancelot Pascal… »
Un instrument qui habite dans un lieu public (théâtre, école, église), appartient à tous et à personne. Parfois, ces instruments sont très demandés et sollicités, tandis que d’autres attendent dans leur solitude. Ils attendent leur auditeur, leurs instrumentistes.Après avoir reçu la clé de la porte qui donne accès à l’orgue, j’arrive sur la place derrière l’église. Premier défi : trouver le passage secret qui donne accès à l’instrument. La petite porte qui se trouve derrière l’église, nous mène à un petit couloir. Ensuite, une deuxième porte qui est ouverte révèle l’énorme mécanisme qui nourrit l’orgue. Les deux soufflets ressemblent à deux énormes livres ou deux poumons. Un bouton met un route un système électrique qui remplace la performance athlétique d’un assistant pour lever les soufflets.
Assise devant les claviers de cet instrument monumental, je me prépare pour commencer à jouer. Le rythme de la machinerie et des soufflets en arrière plan, le premier son défile. Je m’attendais à la voix de dieu et, en essayant quelques réglages, un sifflet de locomotive se fait entendre. Le lien avec le train imaginaire à la recherche de sa voie (la Transcévenole) était évident !

Cette expérience musicale est proposé au public en forme de concert le 04 Octobre 2020 à 17:00. La municipalité du Monastier-sur-Gazeille est parvenue à créer une synergie autour de l’inauguration des travaux de réhabilitation de la place du Couvent et cet événement en fait partie.
Voici la programmation complète des 3 jours d’événements (source l’Eveil de l’Haute-Loire)
Le journal du Parc en parle de notre concert:

Je tiens à remercier Michel Arcis, Laure Ferret, Cécile Bonhomme, Annie et Patrick Mauté d’avoir rendu possible cet enregistrement.
Si l’on peut sauter, pourquoi marcher ? Courir
Gamme ascendente
Tomber dans les abysses du grave
Vibration lente,
Espace incommensurable
La pratique instrumentale est celle d’un athlète de haut niveau.
Concernant les sauts ? Cela n’est donc pas une métaphore.


La presse en parle:


Un atelier de prise de son a été proposé aux enfants de la classe de CM1 de l’école Saint-Dominique et du Collège Laurent Eynac le Monastier-sur-Gazeille. Ils ont pu s’initier aux concepts basiques et réaliser des prises de son avec des enregistreurs nomades.



Les enfants ont participé à deux propositions:
A partir de réponses aux questions, l’histoire de la Transcévenole commence à se dessiner. Curieux et attentifs, après les questions sur la voie, les enfants ont dirigé l’interview de sorte à faire un petit portrait des membres de l’association, à travers leurs habitudes, passions et modes de vie.

Fragments d’interview
01) Introduction
02) La construction de la Transcévenole
03) Géographie
03) Membres de l’Association, elements biographiques
04) L’association




Participants
Membres de l’association la Transcévenole : Marc Rey, Simon Rey, Violette Meneu, JJ Peiro, Nina Talgan, Eliette Exbrayat-Bertrand, Michel Chapuis, Michel Girard, Jeanine Maurin, Jacque Ickowicz, Odile Ickowics, Patrick Mauté, André Roche, Jean-Pierre Bonhomme, Jean Pierre Vaggiani
Enfants : Cerise Abdaoui, Lou Crespy, Lilou Crespe, Héloïse Rabbier, Esteban Machabert, Salomé Chamboredon, Séraphine Siret-Delson, Gabin Valette, Medhy Laabig, Augustin Giraud (Classe de CM1, Ecole Elémentaire Saint-Dominique et Classe de CM1, Collège Laurent Eynac)
Dans notre culture, nous avons l’habitude de penser l’improvisation et la composition comme deux pôles séparés, opposés. Certes ces deux processus peuvent se rejoindre ou s’éloigner, c’est tout d’abord une question de vitesse et d’échelle.
Dans la composition on passe énormément de temps à attendre. En silence ou avec des sons dans «la tête». Un grand exercice de lenteur, entre les moments de la main patiente qui dessine et le moment de «l’apparition» : la gaité du corps qui trouve une idée.
Un processus étiré sans début ni fin. Il est impossible de dire quand est-ce que le processus de composition a commencé. La partition le rend visible, condense tous ces différents moments : couches temporels, pauses entre nuits et jours, respiration, le temps d’un repas.
La partition offre un dédoublement de l’ordre du visuel que le son ne peut pas offrir car il est tellement proche que son et oreille ne font qu’un.
Improviser c’est se donner tout entier à un instant.
Avant même de commencer nous nous approchons de la fin.
Écoute et action condensées dans un processus foudroyant, électrisant et instantané.
Cette improvisation marque aussi une rencontre avec Yann Paulet saxophoniste du groupe NMB afrobeats, Mary Lucken chanteuse et comédienne, Alban Sarron trompetiste de Ziveli Orkestar et spécialiste de la musique des Balkans. Michèle Blumental video artiste nous a rejoint pour une expérience audiovisuelle.
Nous tenons à remercier sincèrement le Maire Michel Arcis pour son soutien au projet.
L’inachevé, cet espace qui offre à l’imaginaire, la possibilité de remplir les lacunes.
En arrivant aux Monts d’Ardèche, la vue sur le viaduc de la Recoumène fascine et émerveille. Ce pont fait partie de la Transcévenole, une voie ferrée qui devait relier le Puy (Haut-Loire) à Aubenas (Ardèche). Notre résidence aux Monts-Ardèche a été conçue comme un hommage à cette ligne, qui offre aujourd’hui aux randonneurs et marcheurs, un parcours de 26 km d’une beauté exceptionnelle.
Pendant les trajets journaliers entre le Moudeyres, Monastier et Laussone, à chaque apparition de la Recoumène, j’était surprise avant d’être prisepar la contemplation esthétique. Ce pont ferré n’a jamais vu passer un train, sa vraie destinée : être exposée dans un musée a ciel ouvert, se montrant à nous tous pour notre simple plaisir.
Comme instrumentiste, il arrive que l’on nous donne des thèmes musicaux pour improviser. Il s’agit d’un jeu qui peut être très amusant, de créer des variations plus ou moins éloignées du thème original. Il peut aussi être vécu comme un défi, jusqu’à où peut aller l’imaginaire à partir d’un élément reconnaissable. Mon thème était clair, même si au début je ne savais pas encore sous quelle forme il allait se transformer en musique.
Pour plus d’information à propos de la Transcévenole et les deux marches annuelles ici.

En arrivant au Monastier, j’ai demandé à Emilie Anthouart, directrice de l’école de musique intercomunale Cornélie Falcon, si son vécu aux Monts d’Ardèche lui faisait penser à un son en particulier. Après un instant de silence, elle a fermé ses yeux et sans hésiter elle a évoqué le sifflement du vent. Ce sifflement que l’on entend partout dans la région, qui perce les montagnes, un pavillon naturel dans lequel se propage le souffle.
Emilie est clarinettiste et, comme une grande partie des musiciens de la région, passionnée par les instruments à vent. Pour elle, la musique, dans cette ville où le vent chante en soufflant, est une expression de liberté : jouée en plein air, joyeuse, transmise de génération en génération par les musiciens de son école, collective à travers de nombreux ensembles à vent, fanfares, solos, formations inusités, orchestre d’harmonie.
Pour plus d’informations : Site et présentation de l’École de Musique Cornélie Falcon


